06.06.2009

Fenêtres ouvertes

Wieder da.

Je n'étais pas loin... ou bien si, quand même.

La maison s'écroule mais chaque année, pendant quelques semaines, par la magie du printemps, lumière et fleurs adoucissent toutes choses... surtout l'absence.

Dans la maison vieille - mosaique.jpg

Et maintenant, retour à la jungle urbaine:

à moi, les urgences, les excuses, les impro, les heures perdues et les nuits blanches,

les obsessions modesques, les coups de coeur superflus, les amis les amis,

le réseau, la recherche d'un emploi durable...

et les concours-photos !

Yeah !

18.05.2009

Trente chandelles

Le week-end était sur le point de s'achever lorsqu'a surgi mon cadeau d'anniversaire :

Arc en ciel d'anniversaire.jpg
Merci, l'ami !

27.04.2009

D'or et de sang

Mon ordinateur fait des siennes, alors je le délaisse et j'en profite pour faire des promenades moins virtuelles... et plus fréquentées. Ceci est un euphémisme concernant l'exposition que le musée Jacquemart-André consacre en ce moment aux "Primitifs italiens". Il y avait foule ce vendredi matin dans les petites salles lambrissées, et pas que sur les parquets. Les tableaux regorgeaient de personnages et ces visages, offerts à la contemplation... ou à l'imagination des visiteurs, n'avaient rien à envier en vivacité à ces derniers, tantôt dociles, tantôt exaspérés.

Prénaissance italienne001.jpg
Las, si l'on avait décidé de suivre le guide officiel, ou de tendre l'oreille - puisqu'on se marche sur les pieds - on pouvait toujours attendre des révélations sur les personnalités rassemblées ! Il n'était question que de technique, voire de paraphrase ("devant vous, un tableau à fond doré... et là, tenez un autre, aussi à fond doré "), jamais d'explication sur les symboles, les couleurs, les personnages de cette légende dorée, en effet (mais aussi azur, ténèbres ou sang), les mystères qu'ils évoquent, les raisons qui font qu'ils inspirent dépit, chagrin, sarcasme, espérance ou joie... et les passions qui peuvent naître rien qu'à les regarder.
 
L'ami qui m'accompagnait disait que c'est la faute à Kant, qui sépara radicalement jugement de goût et jugement de connaissance. Peut-être... Moi, j'aurais juste voulu pouvoir y revenir à mon gré et graver dans ma mémoire ces visages dont les traits, éloignés du goût du jour, sont si fins qu'ils en percent le coeur, l'obligeant à douter encore longtemps de la finitude de notre condition, et aiguisent mes yeux pour qu'ils regardent avec plus d'étonnement mes voisins immédiats. Oui, bon, pour ça, j'attendrai quand même d'être sortie de l'exposition !

22.04.2009

Mise en boîte à l'italienne

En attendant les prochaines vacances, allez donc vous promener du côté du Palais royal. À la Comédie française, on joue en effet jusqu’au mois de juillet une pièce lumineuse, aussi brillante et émouvante que les guirlandes multicolores des bals d’été.

L’été, justement, on y est. Dans cette petite station au luxe vétuste des environs de Naples, la saison est même assez avancée et on commence à s’ennuyer ferme. Le spectacle désopilant que livrent en pâture les Di Spelta – lui, taciturne et méfiant, jaloux comme un pou ; elle, charmante et asphyxiée – ne suffit plus à amuser la galerie. Mais voilà qu’arrive le grand, l’unique, que dis-je, l’incroyable prestidigitateur Otto Marvuglia ! Las, le magicien se révèle vite désenchanté… et néanmoins décidé à user de ses pouvoirs – et d’autres trucs pas très magiques – pour satisfaire la commande d’un aventurier fortuné, qui mettrait bien la belle Marta Di Spelta dans son lit.

La Grande Magie 1003.jpg

Sans attendre, le spectacle commence. Adroitement, le magicien fait monter sur scène Mme Di Spelta, avide d’expériences. Elle entre dans un sarcophage – certifié d’origine… et hop, disparue la Marta ! Évidemment, son mari jaloux ne l’entend pas ainsi. Il réclame qu’on fasse réapparaître sa femme. Le prestidigitateur est pris au piège, mais ne se laisse pas démonter pour autant. Abracadabri, abracadabra… il livre au cocu, devant tout le monde, une petite boîte : s’il a confiance en sa femme, Di Spelta sait qu’elle ne saurait être ailleurs que dans cette boîte, s’il n’a pas confiance, alors qu’il ouvre la boîte et on verra ce qu’on verra…

Semant le doute et la honte dans l’esprit de Calogero Di Spelta, le magicien le met en face d’un choix existenciel : vaut-il mieux conserver les apparences au prix d’une illusion ou affronter la réalité et accepter la déchéance ?

La Grande Magie 4007.jpg

Mais Di Spelta est obstiné. Il pousse le magicien dans ses retranchements, jusqu’à celui-ci lui révèle le grand secret, celui du troisième œil : la disparition de Marta n’est qu’une illusion ; le temps qui s’écoule n’est qu’une représentation de l’esprit ; les autres ne le savent pas, mais tout cela n’est qu’un jeu ; il suffit d’ouvrir la boîte et la femme aimée reviendra…

À ce compte, on peut se permettre beaucoup de choses : rester en pyjama quatre années durant, extorquer des milliers de lires ou parler aux canaris… mais la vie rôde, les cheveux grisonnent et les jeunes filles meurent… Plus le temps passe, plus l’illusion s’avère nécessaire.

Ainsi racontée, l’histoire est terrible mais, ne vous y trompez pas, il y a des rires et des finasseries auxquelles on ne résiste pas. Les seconds rôles sont excellents, le rythme est vif, la mise en scène pleine d’idées et de légèreté. Le magicien fatigué (Hervé Pierre) et le mari trompé (Denis Podalydès) sont prodigeux : ils suscitent les sentiments les plus divers, du fou rire à la colère ou la peur. Bref, toute la vie dans un fauteuil ou, sur un air d’Italie, un avant-goût de vacances.

La Grande Magie 2005.jpgÀ la Comédie française, en alternance jusqu’au 19 juillet

La Grande Magie, Eduardo De Filippo, mise en scène par Dan Jemmet

13.04.2009

Je me demande si...

le Tigerhase n'est pas au lapin de Pâques ce que James Bond aurait voulu être pour Jean-Pierre Léaud.
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Michael Sowa, Tigerhase, www.inkognito.de