21.11.2009
V.O.

Parce qu'on ne parle pas assez de livres sur ce blog, je prends les grands moyens... et vous propose d'en faire autant !
Que vous soyez américanophiles, germanophones, inscrit aux Langues O ou tout simplement snob, n'hésitez pas à rejoindre la fine équipe de Lire en VO : l'occasion d'épater vos cyberfriends, de repousser vos limites et surtout de régler leur sort à ces malheureux livres que vous vous obstinez à acheter pour le jour où... N'attendez plus, c'est aujourd'hui !
Romans, BD, mémoires, récits de voyages, livres de cuisine ou livres d'enfant : tout est possible.
De mon côté, j'ai opté pour la version outre-Rhin, avec très bientôt un article intitulé J'ai lu pour vous Herta Müller.
La maison ne recule devant aucun sacrifice. Alors, vous aussi, sortez de l'hiver plus cultivé que vous n'y serez entrés !
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06.10.2009
Passion pastel
C'est une histoire banale.
A la bibliothèque, un homme tombe sous le charme d'une étudiante inconnue. Il la regarde. Elle lui répond... A partir de là, c'est elle qui mène la danse. On ne sait pas qui il est, lui, ce qu'il lui dit.
Dans ses yeux, cette fille est un feu follet.
Ne comptent plus que ses gestes, ses mimiques, sa manière d'ouvrir de grands yeux quand elle l'écoute et cette façon qu'elle a de rire aux éclats quand elle ne sait pas quoi dire.
Libre et floue, elle enchante sa vie. Il ne voit plus qu'elle. Ses paroles les plus anodines prennent un relief de dingue, juste parce que c'est elle qui les prononce.


20:31 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : bd, petit animal, bastien vives
10.06.2009
Umbrellas, bla, bla, bla
Au lieu de parler de spartiates, je ferais mieux de parler de parapluies !*
Je râle pour la forme, car en fait j'adore les parapluies... et puis, c'est sans doute un des seuls domaines où j'ai un truc de beauté à partager, si, si : une expérience extraordinaire, un constat valable.
Oserais-je ? Allez, j'ose : rien de tel qu'être sous un parapluie rose pour obtenir sans rien faire un teint de pêche.
Avouez que vous ne l'auriez pas inventé tous seuls !
J'adore aussi les mosaïques, que je découvre après tout le monde. L'une m'en a donné le goût, l'autre m'en a donné le lien.




Mais ce n'est qu'à la dernière page, qu'on découvre qui se cachent sous les parapluies...
Quel suspens incroyable, n'est-ce pas ?
Yes, indeed.
- - -
Et vous, de quel couleur est votre parapluie ?!
* Vous allez voir qu'après ce post là, il va faire beau pendant trois semaines !
00:16 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
30.03.2009
Douceur sans mièvrerie
Est-ce la facilité, ou le goût des belles images, guet-apens tout trouvé pour attirer le chaland ? Je me rends compte que je parle volontiers ici des livres pour enfants, ce qui ne correspond pas du tout à ce que je lis en réalité (mais si le sujet vous intéresse, on peut en parler !).
Néanmoins, je ne résiste pas à l'envie d'offrir de temps en temps l'un de ces livres enchanteurs. Au top du top, il y a Leo Lionni et ses Petit Jaune et Petit Bleu ou l'origine de ma fascination pour les couleurs, toutes les couleurs... et peut-être pour les mélanges hasardeux aussi !
Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un livre plus récent, l'un des plus réussis que je connaisse. Toutes mes amies qui connaissent les-joies et le reste de-la-maternité y ont droit et c'est toujours avec une certaine émotion que je leur apporte ce présent - immanquablement bien avant que leur petit ne soit en âge de le lire, mais peu importe, puisque ce livre ne s'adresse pas qu'aux enfants.
Les Douze Manteaux de maman, écrit par Marie Sellier et illustré par Nathalie Novi, esquisse le portrait d'un petit garçon rêveur qui pense à sa maman
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre et m'aime et me comprend...
bon, d'accord, elle était facile, celle-là ! mais approprié car le texte est très poétique et les images subtiles invitent à la rêverie et puis...
Dans son mateau mille pages
se cachent les lutins et les trolls,
les sorcières et les dragons
de tous mes livres d'images.
Quand la nuit tombe,
ils bondissent sur mon lit
et font de drôles de sarabandes.
À chaque page, apparaît donc un nouveau visage ou plutôt un nouveau manteau de cette mère tour à tour merveilleuse ou sévère (injuste ?), souvent câline et parfois furieuse... bref, pas toujours facile à vivre !
Elle crie : "J'en ai assez."
Une porte claque. Papa me dit :
"Allez, ça va passer,
Maman, ce soir, est fatiguée."
... voluptueuse dame tartine ou reine lointaine, absorbée dans ses pensées.
Quelques images évoqueront, mieux que ma paraphrase, la délicatesse de ce livre, magnifique.

Bref, un sujet délicat magistralement traité, de beaux moments à partager et, loin des bouquins psycho et des discussions de bonnes femmes, une jolie manière de se réconcilier (virtuellement) avec sa mère, ses grand-mères, voire toutes les femmes qu'on porte en soi (si, si !)... et éventuellement de justifier la possession d'une garde-robe à leur mesure !
Les Douze Manteaux de maman, Marie Sellier et Nathalie Novie, Le Baron perché, 2004
- - -
Et hop, en bonus, un peu de fête du link puisque le hasard, de blog en blog, m'a amenée à visiter le site de quelques mamans-mais-pas-que... j'ai apprécié en particulier ces pages attachantes, voire impressionnantes.
21:30 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : nathalie novi, marie sellier, ah elle est belle la jeunesse !
17.02.2009
La libraire a rêvé
C'est l'histoire d'une libraire qui raconte des histoires, qui se raconte des histoires. C'est l'histoire d'un homme et d'une femme que la libraire voit tous les soirs se retrouver dans un café pour se raconter les livres qu'ils ont lu... autant d'histoires qui leur évitent sans doute d'évoquer une autre histoire, la leur. Or, voilà qu'un jour Paul ne vient pas au rendez-vous, ni les jours suivants. Corinne l'attend pourtant, et la libraire s'interroge.
Que sait-on les uns des autres ? Si peu de choses.
Soudain Corinne saisit qu'elle n'a rien vu venir, rien voulu voir venir. Ne lui reste que la souffrance stupide de l'absence. Alors elle y puise la force d'abandonner la position assise de celle qui vit à travers les livres pour aller à la rencontre du vaste monde.
Le désir et la joie viendront après, chemin faisant, dans l'étonnement d'une savoureuse rencontre puis d'autres, nombreuses, tantôt revigorantes, tantôt décevantes, toujours inattendues.
Peu importe la fin, ou plutôt, si, la fin importe, mais plus encore le mouvement, l'allant que prend Corinne tandis qu'elle ose d'abord timidement puis de plus en plus volontairement vivre de son désir.
"Elle n'avait jamais voyagé. Les livres suffisaient à remplacer les kilomètres et c'était un univers en soi à chaque chapitre commencé. Elle savait des tas de choses sur le monde et sur les hommes entre eux. Mais rien ne remplaçait le fait d'y être, ce mouvement initié vers des ailleurs, et vers lui.
(...)
Assise sur le trottoir d'en face, elle n'osait plus bouger. Prête à pleurer parce que c'était New York depuis huit jours, parce que c'était Paul Auster à deux mètres d'elle, parce que la solitude était à la fois intense et qu'en même temps elle se sentait vibrante au coeur du monde."
Lorsque le livre s'achève, on reste un peu dans le vague, les pieds dans le sable. Très vite, il faut laisser là les libraires, leurs rêves et leurs histoires et revenir à nos moutons. Reste ce joli roman, comme un galet usé par les mers, qu'on retrouve au fond d'une poche et qu'on se réjouit de sentir au creux de sa main, ému par tant de finesse. Le goût de vivre...

La Libraire a aimé, Sophie Poirier, Ana éditions, 2008
Photo intitulée "Writting is utter solitude, the descent into the cold abyss of oneself. Franz Kafka", (c) Yvette Inufio dont j'aurai l'occasion de vous reparler très prochainement.
12:27 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : sophie poirier, yvette inufio, roman, et l'amour quelquefois
11.02.2009
Françoizzzz Brrrrrrrr !
Le beau billet de Garance hier m'a donné envie de vous parler de Françoiz Breut. D'habitude, quand je dis que je l'aime bien, ça fait hurler tout le monde, mais puisque c'est comme ça, je me lance !

J'aime sa voix nuancée, qui se laisse écorcher par les consonnes et se fait toute ronde sur les voyelles, j'aime ses mots précis, ses expressions choisies, ses images vibrantes comme des peintures.
J'aime ses chansons pleines de silences, qui s'écoutent comme des poèmes. Par exemple, KM 83 dessine d'improbables et frissonnantes retrouvailles au milieu de nulle part.
Rendez-vous à la renverse
Je pars la première
On se rejoint la-bas
Dessous la roche
Pendant l’averse
Que la route etait longue
Pour finir dans tes bras
Finir, à la renverse,
Au km 83
Oh la, le temps m’inquiète
Il ne passe plus, où sont tes bras
Je les cherche...
J'aime sa façon de mettre les contes en boîte, les pages en scène, les chansons en images et les mots en valeur.
Trois pages d'un conte d'enfant, Les princesses peureuses.


Mais ça valait le coup !
Bon, c'est mieux quand il y a tous les arrangements : si vous allez sur cette page, vous pouvez écouter ce qui vous chante... voire même l'intégralité de ses albums !
(c) Photo prise par "L'esprit d'escalier" au Bataclan en 2006.
03:23 Publié dans Bibelots sonores, Books around the corner..., Comme ça ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : françoiz breut, chanson, poésie, rouge
16.01.2009
Sans ménagement
Un aller-retour express à Lyon, un cercueil sombre au coeur d'une église pleine et la photo souriante d'une jeune femme amusée, telle qu'on ne la voyait plus depuis longtemps: drôle d'empilage qui s'ajoute à ceux de Bohumil Hrabal dans mon esprit survolté.
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Vends Maison où je ne veux plus vivre. C’est précisément le titre qu’a pris la traduction française du livre de Hrabal qui m'accompagne ces jours-ci. Sous ce constat mélancolique se cachent des pages d’une violence extravagante : un bon bol d’air fou.

La Bohème où nous entraîne Hrabal dans cette suite de courts récits retentit du fracas trivial de la vie quotidienne. Rien ni personne n’est épargné. Dans toute la ville de Prague bruit une foule d’objets féroces et inutiles qu’on déplace, qu’on recycle, qu’on détruit, qu’on tente de vendre en vain, terribles témoins d’une vie dépassée par l’innovation permanente et obligatoire. Ex-voto rouillé, lettres d’amour périmées, tambour crevé, usine en chantier, tout est bon pour créer des histoires absurdes, dont les héros surgissent sans crier gare, poursuivant à voix haute leur monologue intérieur, à peine déconcertés par les contrariétés de l’existence : dans les prisons, les détenus tombent amoureux tandis que les gardiens se prennent pour des anges, les philosophes se moquent des intellectuels, les filles perdues dans l’alcool partagent leur corps les bras en croix puis disparaissent sans façon par la fenêtre. Le monde est fou alors dansons, cassons, craquons, rions, buvons, disons ce qui nous chante, ouvrons les yeux pour qu’y perce parfois, fugace, la grâce.
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On ne sort pas indemne de tant d’extravagance. Ceci est un appel à combattre sur le front de la libération intérieure – on peut s'y exercer dans notre bon vieux métro, aux heures de pointe, par exemple !
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Vends Maison où je ne veux plus vivre, Bohumil Hrabal, Robert Laffont/Point, 1989
Illustration: (c) Gordon Matta-Clark. J'aurais pu choisir un des fameux collages de Jiri Kolar, compatriote de Hrabal, mais cette photo me semblait plus dans le fil des articles précédents...
18:06 Publié dans Books around the corner..., Mythologies personnelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bohumil hrabal, gordon matta-clark
22.12.2008
Home Cinéma
Il était une fois une ville, une très grande ville.
Dans cette très grande ville, il y avait une gare, une très grande gare.
Dans cette très grande gare vivait un petit garçon, nommé Hugo Cabret.
Hugo Cabret ne vivait pas seul. A ses côtés se cachait un merveilleux automate.
On entre dans ce livre comme on découvre un film dans l'atmosphère crépitante d'une salle obscure. Dès les premières pages, on s'y croit : au lieu de laborieuses descriptions, les dessins doux comme des grisailles esquissent un univers mystérieux, où la peur le dispute à la curiosité... Le chemin d'Hugo croise quelques cadavres, un lunatique marchand de jouets, un cinéphile borgne et un redoutable inspecteur qui arrête les enfants sans parent et les envoie on ne sait où.
De temps en temps, quelques lignes de texte précisent l'action. Le filet se resserre sur la raison d'être de l'étrange automate. Aux illustrations se mêlent ici et là les photos de films anciens. On découvre au passage le talent oublié d'un pionnier du cinéma, Georges Méliès, qui désirait capturer en images l'enchantement des rêves.
Ce livre rare, épais pavé de 500 pages, ne ressemble à rien de connu. Bien plus qu'un roman pour enfants, c'est un véritable "roman graphique" que je ne me lasse pas de lire et relire.
Une loupiote, un chocolat chaud, quelques pages à feuilleter ici. A vous de faire la bande-son...
Faites de beaux rêves !
- - -
L'Invention de Hugo Cabret, roman en mots et en images de Brian Selznick, traduit de l'anglais par Danielle Laruelle, Bayard, 2008
20:45 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2008
Poisson d'avril et toute l'année !

Rendez vous sur http://www.hermes.com/pour en voir davantage... et peut-être même repartir avec le Kelly of your heart !
Alice Charbin travaille régulièrement avec les éditions Le Dilettante (aussi connues sous le nom d'éditions Gavalda) et voici quelques unes de ses couvertures :
02:45 Publié dans Books around the corner..., Objets de désir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, couv', petit animal
26.03.2008
Des couvs qui valent le détour - 1
Encore un jour de pluie, de vent, d’hiver qui n’en finit pas ! Même le charme confortable d’être à l’abri pendant que souffle la tempête finit par devenir lassant...
Rien de tel qu’un bon livre pour prendre le large, sans prendre de risques. Tiens, justement, par ce temps frisquet, voici quelques couvertures dépaysantes et colorées, ou plutôt un souffle d'air léger, de couleurs et de soleil, une invitation au voyage dans un fauteuil qui se transformerait, au fil des pages, en transat (hum, on s'y croirait, n'est-ce pas ?)... Rien de plus rien de moins qu'un aller-simple pour le Botswana.*



De quoi ça parle ? C’est l’histoire de Mma Ramotswe, une Mrs Marple africaine, pleine de bon sens et de redbush**, qui décide à la faveur d'un héritage de s'établir comme détective privé à Gaborone.*** A peine installée, notre détective autoproclamée a fort à faire pour prouver le caractère indispensable et salutaire de son installation pour ses concitoyens. Bientôt affluent les demandes les plus improbables : de la tentative d'empoisonnement du chef d'état par sa belle-soeur à la dispariation d'une montre précieuse, en passant par le choix d'un fiancé idéal pour une riche matrone qui craint d'être épousée uniquement pour son argent – ce qui, comme chacun sait, ne constitue pas un critère idéal pour qui désire une vie maritale épanouie…
Ces histoires s’attachent, avec un irrésistible sérieux, à dresser dans une foule d’anecdotes plaisantes et minuscules le visage d’une Afrique vive, scandaleusement pauvre ou incroyablement fortunée, et abordent, l'air de rien, avec une dose bien tassée d'humour so british les graves problèmes auxquels est confrontée la société post-coloniale...
Sans y penser, on se retrouve aux côtés de Mma Ramotswe, hochant la tête devant ces garnements d'aide-mécaniciens bons à rien, la comptabilité qui s'obstine à pencher négativement, la corruption qui règne dans ce pays où les mines de diamants sont aussi nombreuses que les traînes-la-faim-et-la-misère, devant la beauté des paysages, et ce projet de mariage qui traîne en longueur... well, this surely deserves another cup of tea.
Et en plus, c'est super facile à lire en VO. Ah ouais ? Tiens, un extrait :
Mma Ramotswe cleared her throat. "Mma Makutsi", she began. “I have been thinking about the future.” Mma Makutsi, who had finished her rearranging of the filing cabinet, had made them both a cup of bush tea and was settling down to the half-hour break that she usually took at eleven in the morning. She had started to read a magazine - an old copy of the National Geographic - which her cousin, a teacher, had lent her.
“The future? Yes, that is always interesting. But not as interesting as the past, I think. There is a very good article in this magazine, Mma Ramotswe”, she said. “I will lend it to you after I have finished reading it. It is all about our ancestors up in East Africa. There is a Dr Leakey there. He is a very famous doctor of bones.”
(...) She held up a picture, printed across two pages. Mma Ramotswe squinted to make it out. Her eyes were not what they once were, she had noticed, and she feared that sooner or later she would end up like Mma Matkutsi with their extraordinary, large glasses.
“Is that Dr Leakey ?”
Mma Makutsi nodded. “Yes, Mma”, she said, “that is him. He is holding a skull which belonged to a very early person. This person lived a long time ago and is very late.” Mma Ramotswe found herself being drawn in. “And this very late person,” she said, who was he?”“The magazine says that he was a person when there were very few people about,” explained Mma Makutsi. “We all lived in East Africa then.”
“Everybody?”
“Yes. Everybody. My people. Your people. All people. We all come from the same small group of ancestors. Dr Leakey has proved that.”
Mma Ramotswe was thoughtful. “So we are all brothers and sisters, in a sense ?”“We are”, said Mma Makutsi. “We are all the same people. Eskimos, Russians, Nigerians. They are the same as us. Same blood. Same DNA.”
“DNA ?” asked Mma Ramotswe. “What is that ?” “It is something which God used to make people » explained Mma Makutsi. We are all made up of DNA and water." Mma Ramotswe considered the implications of these revelations for a moment. She had no views of Eskimos and Russians, but Nigerians were a different matter. But Mma Makutsi was right, she reflected: if universal brotherhood - and sisterhood - meant anything, it would embrace the Nigerians as well."
Rien de tel pour vous réconcilier avec le mauvais temps et, si nécessaire, avec l'humanité toute entière.
* Le Botswaquoi ? Vos prochaines vacances : http://www.lonelyplanet.fr/destinations/africa/botswana/i...
** Redbush, délicieuse boisson sans théine, à base de mélisse, goût caramel en option - achat obligatoire quand on traverse le Rhin ou qu'on va se promener du côté de chez Velan, passage Brady.
*** Ce qu'il y a de bien avec les étoiles, c'est qu'on ne s'en lasse pas... Ah oui, Gaborone, c'est la capitale du Botswana, comme vous vous en doutiez.
02:10 Publié dans Books around the corner... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note












