06.08.2008
Sables, Annick Goutal
Difficile de trouver une image qui décrive justement ce parfum étrange, discordant, déconcertant...

Ma première impression fut forte et déconcertante:
qu'est-ce que ce mélange de réglisse et de goudron faisait dans un flacon estampillé "bon chic et bon genre"?

Mais comme j'adore l'odeur de térébenthine, j'en ai redemandé ! Ce parfum ne ressemblait à rien d'autre de ce que j'avais senti jusque là, il avait une présence, une chaleur, une urgence qui ne ressemblait à rien de ce que je connaissais (et c'est toujours vrai).
Les notes épicées et goudronnées du début restent présentes mais s'arrondissement progressivement en une liqueur ronde et tenace, aromatique, légèrement poivrée, anisée, finement vanillée.
C'est marrant car, au départ, ce parfum qui a retenti pour moi comme un appel à plus d'audace, plus de confiance (...), ne me faisait pas vraiment penser à du sable, si ce n'est l'image, vaguement cliché, d'un désert brûlant où se serait échoué je ne sais quel aviateur forcément héroïque (ah, le pouvoir évocateur de la térébenthine, chiffons graisseux, mains abîmées...) mais plutôt à la chaleur du soleil sur la peau, au moment précis où on commence à bronzer... ou brûler ! Moment qui correspond en général à un pic de sérénité sans pareil !
A présent, je discerne davantage l'évocation des dunes qui se succèdent à perte de vue, et surtout du sable qui file entre les doigts : souple, persistant, inépuisable...
01:13 Publié dans Un parfum, des histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parfums, annick goutal

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